Le texte du lecteur - colloque international
   
  Colloque "Le texte du lecteur"
  CHEMLI
 

Les paramètres de la lecture affectivo identitaire dans  le discours pédagogique

Les préoccupations actuelles reliées à l’enseignement de la littérature tentent de tenir compte des différents aspects cognitifs, métacognitifs, sociaux et surtout affectifs du développement de l’apprenant. D’ailleurs, tous ceux qui sont concernés par la pratique du texte littéraire peuvent convenir de l’influence des attitudes et des émotions dans ce domaine. C’est dans ce sens que nous proposons une réflexion sur la lecture affective qui s’avère un tournant important dans les nouvelles orientations didactiques qui s’intéressent à la reconfiguration du texte par le lecteur réel. 

Un premier constat s’impose : Le plus souvent le sujet  lecteur placé à l’intérieur du monde de fiction « pendant la durée du jeu, tient ce monde et ses habitants pour vrai » et il adopte une position plutôt affectivo-identitaire car le discours pédagogique qui accompagne le texte littéraire fait écho aux représentations et aux émotions des jeunes lecteurs. Ceux-ci se retrouvent dans l’univers fictif à travers les personnages qui se réfèrent à leur vie et à leur système de pensée. Le lecteur adopte ainsi une position affective quand il focalise sur les émotions, les sentiments suscités par les expériences des personnages.

D’ailleurs, parmi les habiletés mises en jeu durant la lecture littéraire, on distingue bien le processus d’élaboration qui permet à l’apprenti lecteur de dépasser « la lecture expliquée » pour « la lecture impliquée » (Jean-Louis Dumortier et Marlène Lebrun) et d’aller plus loin que les attentes pédagogiques, ce qui lui permet  de réagir d’une façon émotive et de développer sa sensibilité littéraire.  Rosenblatt, lui, parle de moments de fusions  ou de conflits avec le personnage et ce que ces moments peuvent alimenter dans la conscience du lecteur. Et parce que notre pensée s’est nourrie de cette dernière, nous nous interrogerons sur les pratiques effectives  qui favorisent ce rapport particulier au texte en classe de FLS.

-Quelles seraient les stratégies mises en oeuvre par le discours pédagogique pour déclencher ce type d’attachement au texte littéraire ? Convient-il au plan didactique d’encourager la lecture subjective dite « impressionniste » ?

- Quelles seraient les risques de cette lecture fusionnelle ? Comment initier les jeunes lecteurs à ne pas aller à l’encontre des donnés objectifs du texte et à brider le subjectivisme inhérent à ce type de lecture ?

Ces premières considérations qui ouvrent au problème de la subjectivité dans l ‘interprétation du texte littéraire à l’école s’inspirent d’une recherche que nous menons actuellement sur le rapport au personnage dans le milieu scolaire tunisien.

 
   
 
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